« #Followatch. Guide TV, Social TV, Enjoy TV. » La catchline de #Followatch est simple et résume bien l’idée derrière le projet. C’est avant tout est un guide TV, mais c’est également une application de social TV. Pour Patrick Escande, le fondateur de #Followatch, il s’agissait de combler deux manques :

  • Avoir accès à un guide TV différent de ce qu’il existe actuellement sur le marché ;
  • Faciliter l’utilisation du premier outil de social TV : Twitter.

Un guide TV personnalisé


Lorsque l’on s’intéresse à l’offre d’applications de guide TV françaises, on est rapidement déçu par la qualité de ce qui est proposé. En effet, la plupart du temps il ne s’agit que d’une déclinaison numérique plus ou moins réussie des versions papier. Les médias sociaux sont vaguement intégrés et l’ergonomie laisse parfois à désirer.
Patrick Escande pointe un autre défaut de ces applications, c’est le manque de personnalisation. Il était déjà assez compliqué de choisir entre une dizaine de chaînes, mais avec les dizaines ou centaines qui accompagnent la moindre offre de télévision par ADSL, cela est devenu problématique. #Followatch apporte plusieurs solutions à cette situation. Tout d’abord, avec la possibilité de définir les bouquets TV auxquels l’on a accès (plus Dailymotion et YouTube, c’est important) et de filtrer les programme en fonction de plusieurs catégories. Mais surtout par une mise en avant des programmes les plus « Tweetés ». Avec ce simple outil, #Followatch se positionne résolument comme une application faisant le lien entre ce qui se passe sur les médias sociaux et ce qui se passe sur la télévision. Là où les guide TV classiques facilitent la vie des principales chaînes de télévision en les mettant systématiquement en premier, #Followatch met à l’honneur les programmes les plus plébiscités par les utilisateurs de Twitter. Grâce à #Followatch, un programme diffusé sur Dailymotion peut voler la vedette à M6 et à TF1.

Cette volonté de se baser sur Twitter pour définir ce qui va intéresser les utilisateurs fait partie d’une vision plus globale que Patrick explique bien. Aujourd’hui, on ne cherche plus un contenu, on suit des personnes qui vont nous faire découvrir le leur. « Les gens vont davantage regarder ce dont leur amis parlent que des propositions d’un système de recommandation » Le nom de l’application découle de cette logique.
L’autre avantage de se baser sur Twitter est de pouvoir adapter le guide en temps réel à ce qu’il se passe sur les réseaux. Enfin, c’est également un moyen d’enrichir le flux TV. En cela, #Followatch se positionne aussi comme une application second screen.

Faciliter l’utilisation de la social TV


Avec #Followatch, Patrick souhaite également combler le décalage entre l’intérêt porté à Twitter et sa faible utilisation (3,8 millions d’inscrits en France en 2012, contre 22,4 millions pour Facebook). Dès le début, Facebook n’a pas été intégré. Cela beau être une plateforme de distribution performante, « Facebook n’est pas un puissant outil de social TV ». Et qui plus est, il y a en ce moment une migration des adolescents français de Facebook vers Twitter.
#Followatch se positionne donc comme une porte d’entrée sur la social TV. Il suffit de sélectionner un programme pour voir le flux de tweets qui lui est associé. L’utilisateur n’a même pas besoin d’avoir un compte Twitter et peut très bien se contenter de consulter les tweets et leurs contenus. Pour assurer cette mission, un moteur de recherche a été développé pour détecter les hashtags d’un programme. Par exemple, il est capable de comprendre que le hashtag #moiprésidentdelarépublique était associé à #ledébat. On passe alors d’une hashtag à un autre comme l’on passe d’une chaîne à une autre.

Pour Patrick, « la social TV est une aubaine pour les chaînes ». On a trop rapidement dit que le délinéarisé allait devenir prédominant. Or les grands événements sont toujours en live et c’est ce que les gens commentent. « La social TV apporte de la valeur en temps réel à ces programmes », « cela fait 15 ans que l’on cherche la TV interactive et l’on se rend compte que le tweet est peut être la solution ». #Followatch entend donc rapprocher les programmes TV et le social en facilitant l’accès à Twitter.
Un autre point très intéressant de #Followatch est la possibilité d’y développer des applications spéciales. FollowNews est la première, elle permet de suivre l’actualité d’une série de sujet via Twitter (actualité people, sport, etc.). On peut aisément en imaginer d’autres focalisées sur des événements (Jeux Olympiques, débats politiques, etc.)

Une application prête à évoluer


Conscient que la social TV est encore quelque chose de très marginal en France, la road map de #Followatch va s’adapter à l’usage que les gens auront de l’application. La première version de #Followatch qui est arrivée en août est davantage proche de la béta. Elle a été développée en 3 mois, avec le soutien de quelques amis, experts en technologies et conseils stratégiques, la collaboration d’un jeune designer et une équipe de développeurs basés au Maroc. Le pure produit du management agile, capable d’innover et de se repositionner rapidement.
Pour ce qui est de la monétisation de l’application, on peut également la qualifiée d’« agile ». Patrick cherche avant tout à développer l’audience de #Followatch, d’abord en France, puis dans d’autres pays européens. Cela permettra alors de faire évoluer l’application pour qu’elle suive les usages qu’en auront les utilisateurs. La monétisation viendra ensuite, mais les FAI sont déjà intéressés par les possibilités qu’offre l’application. Les chaînes pourraient également s’y pencher grâce à la possibilité de développer des application tierces au sein de #Followatch.

Voici le lien pour télécharger #Followatch.